2.1. Renforcer quantitativement et qualitativement l’accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers

Favoriser une École inclusive

La scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers a considérablement progressé et s’appuie désormais sur la notion d’inclusion définie par la Loi pour l’égalité des droits et des chances. Dans ce domaine, l’académie a développé une approche tout à la fois systémique et inter-degrés de l’accompagnement du parcours des élèves concernés. La mise en place d’une organisation en réseau entre le rectorat et les départements, caractérisée par un maillage humain, pédagogique et structurel a contribué à faire de cette notion une réalité.

L’ouverture de nombreux dispositifs ULIS depuis trois ans a favorisé la scolarisation des jeunes en situation de handicap. Les actions de formation à destination des enseignants accueillant un public à besoins éducatifs particuliers ont contribué à améliorer leur prise en charge pédagogique.

Le Centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs (CASNAV), et ses antennes départementales ont, quant à eux, œuvré à la mise en place de structures pérennes ou temporaires privilégiant tout à la fois l’accueil dans l’école ou l’établissement et l’articulation avec la classe.

En résultent des réussites certaines qui se traduisent par une meilleure acceptation de la différence et une anticipation optimisée de l’orientation des élèves handicapés dans la perspective d’une insertion professionnelle.

Sans les efforts faits dans ce domaine, beaucoup d’élèves handicapés ou à besoins éducatifs particuliers gonfleraient les rangs du décrochage scolaire.
L’académie est néanmoins confrontée à un accroissement des effectifs d’élèves ainsi qu’à une variabilité géographique des besoins. Dans ce contexte, la poursuite de l’amélioration de la prise en charge des élèves à besoins éducatifs particuliers reposera sur l’équilibre entre dimension quantitative et qualitative de leur accompagnement.

Une augmentation du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ainsi qu’une professionnalisation accrue des enseignants par le biais de certifications, de formations adossées à la recherche et d’une réflexion sur la question de l’évaluation permettront une meilleure analyse des difficultés d’apprentissage de l’élève et une recherche de solutions pour y remédier.

La poursuite de la politique académique dans ce domaine passera par l’élaboration d’indicateurs à l’échelle des projets d’école ou d’EPLE, en termes de construction et d’évaluation des contrats d’objectifs.

Plus fondamentalement, pour que le terme d’inclusion – inscrit dans la Loi de Refondation de l’École – prenne tout son sens, il conviendra que l’école ou l’établissement sache s’adapter et accueillir l’ensemble de ses élèves sans exception. À cet égard, ceux dont les difficultés scolaires durables relèvent d’un trouble des apprentissages pourront désormais bénéficier d’un Plan d’accompagnement personnalisé (PAP).

Évolution du nombre d’élèves accompagnés en classe ordinaire
Interview de Cyril Hostater, chef d’établissement

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